Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

Il existe un adage qui dit qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Cet adage se veut vérifiable dans tous les domaines. Que ce soit pour de l’investissement, du stockage de données, de la production de contenu il n’est jamais bon de tout garder à un seul et même endroit.

Et cela se vérifie vraiment dans tous les domaines comme je vais m’employer à te le montrer.

Que l’on souhaite investir

C’est une règle de prudence qui survient assez vite dès que l’on commence à s’intéresser un tant soit peu à l’investissement.

Assez logiquement, on pense tout de suite à un investissement financier (boursier) ou immobilier qui sont 2 types d’investissements classiques.

En bourse, on parle de diversifier son portefeuille. L’idéal étant d’investir dans plusieurs secteurs économiques. Imaginons que le secteur sur lequel tu as misé (la culture de palourdes en eaux stagnantes) se casse la gueule et hop ton investissement n’a plus aucune valeur.

Dans l’immobilier, stupeur, c’est pareil. Tu paries toutes tes possibilités d’endettement dans l’achat d’un superbe immeuble au bord de la mer comprenant une douzaine d’appartements. Et paf, quelques temps plus tard, on construit une magnifique voie rapide juste derrière. Ce qui pouvait passer pour un investissement rentable vient de perdre une grand partie de sa valeur qu’elle ne retrouvera probablement jamais.

Ou stocker ses fichiers

On y pense moins mais dans le domaine du numérique c’est également la même chose. En effet, que se passe-t-il si tu mets tous tes documents numériques (photos, fichiers, vidéos) sur un seul disque dur et que celui-ci décède brutalement. Grosso merdo, la durée de vie d’un disque dur est entre 3 et 5 ans. Certains durent plus longtemps, d’autres beaucoup moins.

Tu penses pouvoir être serein car tu stockes tous tes fichiers sur un service du cloud ? Comme Dropbox ? Et qu’adviendra t’il si la boite ferme ses portes ? Ok c’est beaucoup moins risqué, car ils sont censé fournir des sauvegardes et te prévenir avant de fermer la porte. Néanmoins il convient de rester attentif (sinon prudent).

Producteur de contenus

Imaginons maintenant que tu n’es pas intéressé par l’investissement ou que tu n’en a tout simplement pas la possibilité. Mais, voila, tu voudrai quand même faire profiter le monde de tes talents de créateurs. Bon peut être pas le monde, mais tu pourrai au moins trouver un certain public avec tes créations.

Que tu te destines à produire des vidéos, un podcast audio, des dessins, des œuvres éphémères, il est légitime de se poser la question où est ce que tu vas en parler et ou les publier.

Et bien là encore ne place pas tous tes œufs dans le même panier. 2 exemples récents viennent illustrer cet adage.

Facebook et son changement de stratégie

Il y a peu, Facebook était la plateforme de partage en vogue. La promesse était qu’une fois un contenu partagé sur Facebook, modulo une certaine part de chance, il pouvait générer du buzz et t’apporter fortune, teckels et gloire.

Pour bien faire, tu devais respecter tles règles de Facebook. Cela impliquait, à minima, d’avoir ta page Facebook et d’y informer tes fans de ton actualité. En bonus, tu pouvais même y écrire tes articles. Plus besoin de s’embêter avec un blog, tu mettais tout sur Facebook et Facebook s’occupait de tout. Pas de coût d’hébergement, aucune compétence particulière à avoir, c’est à la portée de tout le monde, pourquoi s’en priver ?.

Sauf que, depuis quelques semaines, on parle beaucoup du changement de stratégie de Facebook. Désormais les pages et la pub Facebook seront beaucoup moins présents dans nos murs. Ceci afin de laisser davantage de place aux contenus partagés par nos proches. Facebook revient à ses origines soit créer du lien entre les gens et pas leur vendre quantité de produits ou service.

En tant qu’utilisateur, je trouve cela très bien. Le souci étant que pour les médias qui ont misés toute leur communication sur le modèle Facebook que j’évoquais plus haut, ce changement de stratégie peut s’avérer fatal. D’ailleurs certains sites ont déjà enregistré une chute sévère de leur audience.

Youtube et la monétisation des vidéos

De l’autre côté, vidéo cette fois, avec la starification des pionniers de Youtube, cette plateforme est vue comme un certain eldorado par beaucoup (les plus jeunes notamment). Activer la monétisation des vidéos que tu déposais sur Youtube était considéré comme un moyen de gagner sa vie relativement simplement et agréablement. C’est vrai que c’est un bel idéal de pouvoir réaliser tes rêves en vidéos à travers le monde. Le tout, en touchant de l’argent, ce qui te permet de vivre de cette même passion.

Du moins c’était le cas jusqu’à début 2017. Depuis Youtube à déjà changé par 2 fois son système de publicité. La première fois il s’agissait d’éviter que certaines pubs soient diffusées sur des contenus inapproprié. La seconde fois a été d’augmenter le nombre d’abonnés minimum avant de pouvoir monétiser ses vidéos. Je ne parle même pas des modifications d’algorithme qui peuvent rendre une vidéo tendance un jour et négligeable les autres jours.

Ce que j’entends de l’expérience Youtube, c’est qu’il faut produire des vidéos régulièrement (tous les jours étant le mieux) et avoir des millions de vues pour obtenir autre chose que des miettes ou de l’argent de poche. Vivre exclusivement  de ses revenus publicitaires Youtube n’est possible que pour les plus gros youtubeurs.

Se diversifier

Tout ce dont je te parle, je le vois d’un œil extérieur. Hormis ce blog, je ne suis pas producteur de contenu. Ce blog ne m’apportant aucun revenu direct (indirect éventuellement tout au plus …) on ne peut pas dire que je suis le mieux placé pour en parler ici.

C’est en écoutant certains podcasts comme celui d’Antoine BM, ou au travers d’articles comme celui-ci (le succès sur Youtube n’implique pas de devenir riche) que cela m’a conforté dans cet opinion.

Pour conclure, et, avec ces 2 exemples, j’espère t’avoir montré que, quel que soit le domaine, il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est le conseil que je m’applique et que je tente d’inculquer à mon entourage. Ne compter que sur une seule plateforme pour diffuser son contenu peut s’avérer dangereux.

D’ailleurs la plupart des « gros » youtubeurs ne se contentent pas d’attendre les revenus de la pub Youtube. Norman fait des spectacles, Nota Bene publie un livre, Ibra TV à ouvert un restaurant à burger, Tibo inshape à ouvert sa salle de musculation, que sais-je encore.

Alors ne met pas tous tes œufs dans un seul et même panier !

Publié par

Fred

Parfaitement bilingue ... Oh my Glotte !!!

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